CCV, le Collectif du Chêne Vert |
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des internautes, un arboretum, une tempête...
Les actionsLa haie et la DDE
la triste mort d'un lieu de Vie
Cette histoire, vraie, que nous vous proposons de suivre, nous montrera, à partir d'un fait malheureusement banal le déroulement d'une démarche de citoyens victimes d'une administration publique . . . . . . sans polémique, ou presque (!), l'histoire d'un citoyen qui paie des impôts pour que l'Etat ait les moyens de démolir le patrimoine national futur que ce citoyen aura financé. Massacre exécuté un soir d'été (les renvois sont destinés à ceux qui auraient du mal à lire entre les lignes ; pour nos têtes pensantes, afin de leur rester lisible, je me suis résumé au seul texte ordinaire, malgré tout transmis à notre DDE, même si elle m'a fait preuve de son incapacité de compréhension du langage.) ------------------------------ vendredi 23 août 2002 Lettre ouverte à toute personne concernée par le respect de l'Individu et du Milieu L'Arboretum, La Quintinie et l'Equipement Le 22 Août 2002,(1) les services (2) de la DDE (3) sont (4) intervenus en bordure de la route nationale 141 (5) sous prétexte d'entretien (6) des abords. Rappels : En début d'année, nous avons rencontré (jean-louis Vignaud) (7) les services de la DDE Chabanais (8) afin de déterminer la limite (plan joint) (9) d'implantation de la haie à replanter cet hiver ; travaux de réfection nécessaires suite aux divers sinistres automobiles intervenus dans ce virage (10). Lors de cette (11) rencontre, nous avons convenu (12) aussi que l'arboretum prenait en charge l'entretien de la haie sans nouvelle intervention de la DDE (13). Afin de rendre le lieu plus en adéquation avec le rôle de l'arboretum, sa situation en entrée de village, la DDE acceptait aussi de déplacer un panneau de signalisation (14). Sans entrer dans le débat de la violation de la propriété privée par un service de l'Etat (15), nous sommes amenés à nous poser quelques questions sur le but de notre action de valorisation du patrimoine national (16). Pourquoi fallait-il terminer la destruction volontaire de cette haie commencée accidentellement par les automobilistes ? (17) Quel intérêt pour les membres de l'Association de s'ouvrir plus largement au Public (18) afin de pérenniser le lieu, (19) et valoriser un tel outil pédagogique, culturel, scientifique et touristique ? (20) Quel argument supplémentaire apporte cette opération de saccage (21) de la végétation à la demande de classement en cours, (22) demande soutenue par la DIREN, et la Préfecture de la Charente en la personne de Mme Haye-Guillaud ? (23) Quelle image professionnelle pour un conseiller en aménagement de parcs et valorisation de patrimoine ? (fonction du vice-président de l'association) (24) Qu'adviendra t'il lorsque la prochaine voiture en "loupant" le virage traversera ce parking nouvellement dessiné ? (25) Devons nous nous adresser au ministère de l'agriculture pour bénéficier des subventions de replantation de haies ? (26) Et sans espérer un dédommagement aléatoire (27) qu'au moins la destruction, du patrimoine national naturel dû à l'investissement privé, (28) cesse en vitrine de l'Arboretum ? (29) Pouvons-nous garder bonne conscience d'avoir reçu les encouragements de la DIREN (Merci dit la planète) et une subvention du Conseil Général (tempête 1999) (30) sachant que les dégâts occasionnés par la DDE absorbent largement la subvention accordée ? La Direction Départementale de l'Equipement serait-elle indifférente à l'image nouvelle de Chabanais autour de La Quintinie et son influence sur "le jardin" ? (Même si celle-ci a prouvé sa limite par ses excès) (31) Quel soutien pouvons-nous espérer conserver de la part de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, l'Association des Parcs Botaniques de France, le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées, au vu de l'état lamentable dans lequel se trouve maintenant la façade du site ? (32) Allons-nous continuer encore longtemps à désespérer l'électeur des Pouvoirs Publics ? (33) l'Arboretum du Chêne-Vert ------------------------------ 1. faut bien montrer au citoyen qu'on travaille ; déjà qu'on trouve qu'un cantonnier ça fout rien, alors si on les sort pas quand tout le monde est sur la route . . . pace qu'enfin, pour les haies justement, essentiellement constituées d'arbustes, si on les taillait en hiver, elles seraient plus fournies l'an prochain. 2. ça c'est pas au sens étymologique du terme, avec tout le sens d'abnégation entendu et d'effacement de soi derrière l'œuvre accomplie au seul profit de l'amélioration du bien-être de la communauté. 3. direction départementale de l'Equipement ; l'E QUI PE MENT, l'équipe ment, et qui peut ment ! Déjà, en soi le contraire ; vous avez déjà vu ces gens construire ? Sans détruire avant ? Le malaise c'est que c'est leur principale activité, détruire, avant ou après, et toujours détruire ; raser, couper, nettoyer, aligner, peigner, dégager, creuser, boucher, canaliser, dresser, "de l'ordre ! Merde !" 4. oui, je dis services, DDE, sont, parce que c'est bien la DDE qui est intervenue et je ne veux pas savoir Qui conduisait la machine. Ce n'était pas mon employé et je n'en étais donc pas responsable ; et un employé, quelque soit le niveau n'est jamais officiellement responsable, par définition c'est un assujetti, et même s'il est incompétent la faute professionnelle revient au recruteur à minima. 5. c'est vrai que dire le chemin (c'est pas propre un chemin) Saintes Clermont-Ferrand, faut allonger les pancartes, et y'a ceux qui veulent aller de Clermont à Saintes ; et ceux qui veulent aller quelque part entre les deux. 6. on est bien d'accord : l'Equipement entretient. 7. là, je donne quelques noms ; c'est juste parce que c'est un courrier officiel alors que la convention concluant la rencontre, pour être aussi officielle, n'en a pas autant été consignée par écrit ; il m'arrive rarement, quand je suis malade, de faire faire un procès verbal de visite à mon médecin au cas où la situation s'aggraverait. 8. monsieur Labrousse, puis avec monsieur Labrousse, monsieur Denis ; parce que quand on veut rencontrer le chef de la DDE, ils vous demandent : lequel ? 9. bon, je vous mets pas le plan ; pour remarquer que la limite est dessinée à 2 m de l'extérieur de la bande blanche latérale pointillée symbolisant la limite de chaussée et bien pratique en cas de brouillard, l'axe de la haie à 3 m, permettant ainsi un développement naturellement confortable des plantes arbustives envisagées et un sous étage de couvre-sols herbacé suffisant à la faune associée, faut vraiment être de l'Equipement pour pas comprendre. 10. c'est vrai qu'on s'imagine mal rentrer à la maison le soir et dire à bobonne "j'ai raté la ligne droite" ; alors, un virage c'est pratique, faut en garder quelques uns pour être responsables ; d'ailleurs, s'il n'y avait pas de virages, resterait-il des lignes droites où rien n'arrive sauf si elles sont courbes dans l'autre sens parce que la DDE n'a "pas eu le temps" de mettre la bosse dans le creux qui suit. 11. donc, ces, mais je ne voulais pas vous embêter avec ces formalités administratives. 12. j'avais pré-convenu, mais bon, convenir tout seul pour un problème de voisinage, c'est trop facile. 13. là, j'étais pas sûr, vu que je doutais que les deux parties aient la même notion de l'entretien. 14. il y a une vingtaine d'années, j'avais réussi à les convaincre d'enlever les balises, béton à l'époque, qui déparaient un peu dans cette partie de zone sub-urbaine ; ils ont dû à un moment trouver que ces trente mètres nus d'intervention humaine devaient être un minimum habillés des colifichets modernes en l'occurrence DDE signal d'interdiction. 15. oui, parce que là, ça nous entraînerait trop loin ; la propriété privée, aberration sublime mais qui paie quand même des impôts sans lesquels l'Etat ne peut même pas exister. Et puis j'aime mieux mettre mes moyens à la disposition des arbres que les ruiner dans quelque processus judiciaire. 16. national, c'est un cadre un peu étroit, mais bon, maintenant y'a l'Europe, quoique, maintenant, je doute. 17. On entre dans le vif du sujet ! Va y avoir du travail à faire ! Pour essayer de débroussailler un peu : détruire, c'est vu. volontaire, ça va de soi ; c'est rare une machine qui machine toute seule, et si l'ouvrier ne sait pas conduire la machine, il n'est pas responsable de se voir confier une machine (voir plus haut à faute professionnelle) et sans sous-estimer la classe ouvrière, formée des seuls éléments véritablement productifs de l'appareil, on ne peut pas demander à ces "braves gens" (je n'aurais pas osé un tel condescendant qualificatif, même si lors de ma courte vie d'entrepreneur, une éphémère connaissance intégrait les ouvriers au "parc machines") de réfléchir ; un ouvrier qui réfléchit n'est plus un ouvrier, il est déjà employé, hors maison. Je ne dis pas que ces gens-là sont nuls; peut-être tout simplement, qu'il n'ont pas reçu la bonne directive, le bon ordre (ce n'est pas antinomique ?), la bonne culture (ça existe ?), la bonne éducation (je me répète). Mais s'ils n'ont d'eux-mêmes pas eu le discernement nécessaire, la capacité de moduler, la volonté de négocier, c'est peut-être cela qui est nul. De toute façon, ils ne peuvent pas avoir que des excuses. Si l'éducation (ou la culture, mais dans le contexte ça peut prêter à confusion) est bien la capacité de s'approprier la connaissance des autres, est-il pour autant indispensable de revendiquer aussi leurs erreurs comme un acquis fondamental et laisser supposer la bêtise héréditaire. 18. Sauf à être une association fermée, donc sectaire, ce qui me paraîtrait pour le moins incongru par l'objet même de celle-ci, ouverte vers la nature par fonction première. 19. Même désillusionné du bulletin de vote, j'aime avoir encore la naïveté de penser que le Public protège mieux que le Privé. 20. Au fait ! Mais de quel domaine l'Equipement fait-il partie ? Pédagogique ? Culturel ? Scientifique ? Touristique ? Economique, pas de doute puisque les autres n'en sont plus aujourd'hui que des alibis aussi ; Artistique ? J'ai peur ! 21. Pour causer un peu "détails", je me demande où l'Equipement fait affûter ses outils de taille ; on dirait que c'est fait par "un jeune" ; à moins que ce soit des modèles de cet "ordre" qui aient participé à l'éducation des jeunes ; n'empêche, en face d'une agression pareille, je me sens un peu la haine d'un jeune. 22. 'faut cinq ans pour classer un site . . . c'est vrai que le dossier part de Chabanais vers Poitiers avec consultation d'Angoulême vers Paris. Et après il faut redescendre puisque Paris c'est tout à fait en haut. Je me demande avec quelle voiture ils font le transport des dossiers. 23. pour l'instant ces deux Administrations ne m'ont pas encore déçu. Mais il y a les aléas des représentants des administrations françaises, et j'ai bien peur que le départ de Marie-France remplacée par un ancien militaire . . . mais bon, déjà, il est donc plus militaire, c'est un pas. 24. C'est flou comme fonction, non ? et encore, j'ai essayé de condenser, parce que la nature, sa précision, la place de l'homme dedans, un crayon et un papier ça suffit pas pour faire le plan du domaine d'intervention possible et souhaitable. 25. C'est bassement matériel ; n'empêche : entre la limite DDE et leur résultat, il y a maintenant 2m50 ; plus les 2m d'accotement (ça c'est "pour les piétons", à la campagne, ils sont plus larges sans doute, ou ont moins l'habitude de l'entassement urbain. Ceci dit, je leur attribuerais bien les 8m de route et cantonnerais les véhicules aux accotements), ça donne une somme de 4m50. Quand je disais, un parking, presque une aire de repos avec la pisse du conducteur, la chiasse de la belle-mère et le papier du bonbon du gamin (on remarquera que la femme est plus respectueuse, a peu d'influence sur l'éducation du petit ou qu'elle est restée à la maison). Reste donc plus qu'à attendre que les bagnoles y soient stationnées et que le gendre "loupe" le virage. 26. Là, rien à dire contre les agros ; vu l'état dans lequel ils ont mis le pays ce serait trop long ; donc c'est bien de leur verser du pognon pour replanter ce qu'on les avait payé à arracher . . . mais enfin, c'est pour les oiseaux que je m'inquiète . . . déménager à chaque nouveau gouvernement . . . 27. C'est juste pour être poli, parce que si on cause du Citoyen qui porte plainte contre l'Etat, qu'on m'a toujours expliqué qu'il était son expression, je vais pas rester poli longtemps. 28. ça, c'est déjà vu aussi. 29. Oui, bon, sur ce coup, le con, c'est moi, parce qu'avec une vraie vitrine même en faux verre, elle aurait déjà repoussé. 30. Non ! Non ! J'aime pas cracher dans la soupe ! 31. D'accord, les dérives du Monsieur, c'est un peu hors sujet ; mais je ne pouvais quand même pas laisser croire que je soutenais l'individu dans sa démarche pro chimie et pro manipulations génétiques. Et même triste, c'était un homme du jardin aussi probablement que de Chabanais. 32. J'ai dit "vitrine" et maintenant "façade" ; juste pour user de mots compréhensibles. Pourtant, c'est bien de Haie qu'il s'agit ; c'est-à-dire du milieu naturel le plus riche, de l'écosystème le plus complet, à satisfaire même François (Terrasson) puisque le seul où l'homme est naturellement absent. Quelques gens ordinaires, au bon sens paysan mais moderne quand même, je veux dire urbain, m'ont conseillé un mur, un rail de protection ; contre l'Equipement ? Et un mur, à Berlin, c'est foutu, y'a plus de modèle. Demander à Israël qui prend le relais ? Vu qu'ailleurs de l'Irlande à la Yougoslavie, les Anglais et les autres, ils ne savent pas faire assez étanche ? Non, ça je ne peux pas ; je sais trop bien qu'un mur, avant, il est toujours dans la tête . . . alors, tant que je serais là ça restera un lieu ouvert. Quel botaniste, zoologiste, ou même vulgaire paysagiste fonctionnaire conseille donc l'Equipement dans ce type de mission ? Parce que je ne doute pas qu'un service d'une telle utilité publique soit uniquement à la solde des fabricants de voitures. 33. Depuis, chaque fois que j'arrive au bord de la route, quand je sors de chez moi en arrivant au bord des autres, je comprends l'électeur populiste. Heureusement ça ne me décide pas pour autant à commencer à voter ; pour vous non plus. Et il reste bien à vous de me convaincre par vos actes à une autre logique que celle de mon refus de vote. J'ai essayé de rester primaire en restant au plus près de la Haie parce que l'écologie, ça commence à sa porte, et j'ai de moins en moins envie de me promener jusqu'au nord pour voir comme ça y fond. Le
plan, tel que validé par la DDE
Implantation de l'axe de la haie à 3 m du bord de la route, la haie se développant sur 2 m de large
La lettre du Collectif du Chêne-Vert
Collectif du Chêne-Vert représenté par Bernard LOUVEL Vern, le 23 août 2002 Direction Départementale de l’Equipement 43, rue du Docteur Duroselle 16000 Angoulême Monsieur le Directeur, Jean-Louis Vignaud, initiateur de l'Arboretum du Chêne-Vert à Chabanais, nous apprend que la D.D.E. a « taillé » hier, 22 août, la haie en bordure de la RN 141, détruisant à cette occasion, sur une profondeur de 2 mètres environ, les arbres, les arbustes et les plantes vivaces qui y poussaient. Le Collectif du Chêne-Vert (C.C.V.), association d'Internautes constituée à la suite des tempêtes de décembre 1999 pour aider à la replantation et ensuite, en collaboration avec l’Association des Parcs Botaniques de France (A.P.B.F.), à la promotion et à la protection de l’Arboretum, condamne cette action qui défigure ce lieu. Les dégâts d’hier nous font nous interroger sur le sens de nos efforts. Nous ne comprenons pas non plus comment l'Etat peut, d’un côté, accorder une subvention pour panser les plaies causées par les tempêtes et, de l’autre, laisser un peu plus tard un de ses services détruire des plantes au même endroit. Aussi, demandons-nous à la D.D.E. de prendre ses responsabilités et de s'engager à réparer les dégâts qu'elle a causés. Nous vous remercions d’avance de faire le nécessaire auprès de vos services pour qu'ils contactent dans ce but Marie-Thérèse Vignaud, Présidente de l’Association du Chêne-Vert (A.C.V.) Nous préférons croire qu'il s'agit d'une regrettable bêtise et non d'un acte délibéré. Quoi qu'il en soit, dans une période où les questions concernant l'environnement deviennent préoccupantes et où les Français en ont de plus en plus conscience, il serait temps qu'un service de l'Etat comme la D.D.E. donne l'exemple en cessant de porter atteinte à la Nature, au mépris de ceux qui s'efforcent de la préserver. Est-il besoin de rappeler que l'Arboretum du Chêne-Vert fait actuellement l'objet d'une procédure de classement à l’Inventaire Supplémentaire des Bâtiments Historiques, abrite deux Collections nationales référencées par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (C.C.V.S.), participe à la protection de l'environnement et a reçu, à ce titre, les encouragements de la D.I.R.E.N. dans le cadre de l'opération "Merci, dit la planète" l'an dernier ? Est-il besoin de préciser également qu'il accueille le public, des associations et des scolaires ? Vous comprendrez notre colère. Nous sommes certains que vous veillerez à ce que le saccage de l’entrée de l’Arboretum du Chêne-Vert par le D.D.E. ne se reproduise plus. Recevez, Monsieur le Directeur, nos salutations les plus courtoises. Copie : les Elus locaux, la Presse, ainsi que toute personne concernée par le respect de la Nature
30 août 2002
La réponse de monsieur ROBUFEL directeur de la DDE au CCV : Monsieur, Par courrier du 23 août 2002, vous reprochez (1) à la Direction Départementale de l'Equipement d'avoir détruit une haie devant l'Arboretum du Chêne-Vert à Chabanais, lors d'une opération de débroussaillage le long de la RN 141. Je tiens tout d'abord à vous présenter dans quel esprit, cette opération que vous qualifiez d'atteinte à la nature a pu être réalisée. (2) Comme chaque année à cette période, c'est à dire après les périodes de floraison et de nidification, (3) les services de la D.D.E. effectuent le fauchage et le débroussaillage des accotements et dépendances des routes nationales. Cette opération est nécessaire à la maintenance du domaine public (4) et notamment au maintien de la visibilité (5) des usagers de la route et donc à un maintien de la sécurité.(6) Cette tâche est réalisée, en général, par des agents spécialisés, (7) sensibilisés et formés au respect des plantations (8) et informés des principales situations particulières telles que celle de l'arboretum du Chêne-Vert. (9) Dans le cas présent, le conducteur de l'engin est un agent (10) qui a dû succéder à Michel BALESTRAT, agent brutalement décédé en service en juillet dernier, qui lui-même avait succédé au précédent titulaire parti en retraite en début d'année. Il est donc probable que, dans ces circonstances douloureuses, les consignes ont été mal retranscrites et comprises. (11) Cependant, l'agent d'intervention s'est enquéri sur place auprès de la mère et de la tante de M. Jean-Louis VIGNAUD s'il devait tailler cette haie, (12) et notamment les acacias (13) qui débordaient largement sur le domaine public (14) et masquaient le panneau de limitation de vitesse. (15) L'intervention malencontreuse de mes services n'est manifestement pas intentionnelle et encore moins malveillante. (16) Je peux (17) néanmoins reconnaître un malheureux concours de circonstances et une éventuelle incompréhension sur place, pour lesquels je vous présente mes plus sincères excuses. (18) Même si le résultat n'est pas particulièrement esthétique, (19) les termes de votre courrier et de la lettre ouverte de M. VIGNAUD, (20) dont la presse locale s'est largement fait l'écho, me paraissent forts (21) pour décrire la situation (cf. les quelques photos ci-jointes), et ont particulièrement blessé des agents dont je me porte garant de l'honnêteté et du professionnalisme. Vous connaissez sans doute les conditions difficiles dans lesquelles ils doivent intervenir, souvent frôlés qu'ils sont par des automobilistes peu respectueux des règles de sécurité, et des hommes qui travaillent sur la route. (22) Même si lettres et articles des journaux sont, je le conçois, plutôt destinés aux responsables de la D.D.E., (23) leur attachement au service public et leur amour du travail bien fait les conduisant à se sentir directement touchés par des attaques à l'encontre du service. (24 M. DENIS, subdivisionnaire de Chabanais rencontrera prochainement M. VIGNAUD afin d'éviter que de tels problèmes se reproduisent. (24) Je souhaiterais néanmoins que M. VIGNAUD enlève sans attendre les piquets métalliques et les rubans de chantier. (25) qu'il a cru devoir installer sur le domaine public. (26) Les piquets présentent manifestement un danger, placés comme ils le sont dans un virage. (27)
Ces commentaires sont le résultat d'une réflexion collective au sein
de l'association ACV, réflexions mises en page par jean-louis Vignaud
si on résume ce courrier : blabla c'est pas de notre faute blabla
vous êtes en tort (m'enfin, si ils étaient respectueux, ça se saurait)
ce qui n'empêche pas de causer au fond, ça peut servir plus tard,
à d'autres aussi : 1. On ne reproche pas, on constate.
2. Peut importe l'esprit ; quel esprit va réparer les dégâts ? Et "atteinte à la nature" n'est pas "notre" qualificatif. 3. "Cqfd", les plantes on s'en fout. pas les oiseaux pour les baies avant l'hiver ; eux ils savent que le végétal, c'est aussi du vivant existentiel. 4. L E D O M A I N E P U B L I C ! Vaste programme ! C'est bien une de ses composantes qui est en question. 5. Faux : voir photo. 6. SECURITE ! Ca y est, il l'a placé ! Le grand mot est lâché ! Le mot à la mode ! Le nouveau marché ! Dont toutes les guerres, révolutions, révoltes n'ont servies qu'à l'édification ! L'alibi du maintien de position dominante ! La justification de la militarisation des sentiments ! A placer au-dessus de liberté, égalité, fraternité ! Et la définition du contre nature, du contraire de la vie par son apprentissage et son expérimentation. Sécurité ! Quand je vois une telle sauvagerie, par un Service de l'Etat, moi, m'sieur, c'est ça qui m'fait peur. Parce cette violence elle est gratuite, inconsciente, irrationnelle, injustifiable. 7. En général ? Et le reste du temps ? Donc pas ce jour ? 8. Deux solutions : changer de formateur, ou former le formateur Je serais DRH à la DDE, j'aurais comme un vague sentiment d'échec en lisant ce paragraphe. 9. Donc il y avait bien "accord". Donc les ouvriers étaient bien informés. 10. AGENT ! eh oui, c'est comme ça qu'on appelle maintenant les techniciens, les ouvriers de la fonction publique. Mais dans quel autre service de l'état au citoyen, un agent a t'il le pouvoir d'arrêter les voitures ? Sans jouer les psy de comptoir, ça fait quel effet dans la tête d'un fonctionnaire de la France d'en bas d'avoir le droit de bloquer la route juste avec le "brassard" ? Est-ce un point abordé en formation du personnel ? 11. Ce n'est pas le problème de l'arboretum. Autrement, en quoi les états d'âme, que nous comprenons par ailleurs, peuvent-ils rejaillir sur la qualité de l'oeuvre livrée par l'entreprise ? On remarquera l'incompétence professionnelle reconnue du donneur de consigne incapable de retranscrire et se faire comprendre de son personnel. En l'occurrence et français simple, on pourrait imaginer ce type de dialogue primaire, à un ouvrier qualifié, pour cette tâche à accomplir sur un nouveau site : " vous faites comme d'habitude, mais sans intervenir sur la haie de l'arboretum". A supposer que le donneur de consignes fut affecté de même, alors la responsabilité revient à son supérieur d'avoir laissé cet employé oeuvrer dans des conditions de travail insatisfaisantes vu son état psychologique. 12. Faux : il s'est "enquéri" (bon, moi j'aurais dit enquis) après de "voisins" d'après ses dires. Et madame Vignaud ou mademoiselle Tournier n'ont aucun rapport avec l'Arboretum. 13. Faux : il n'a parlé que d'acacia. 14. Faux : pas si largement que ça puisque mlle Tournier les coupaient régulièrement pour ses lapins. (voir citation presse) 15. Faux : voir photo. 16. Dommage, elle eut été responsable au moins. Et malencontreux ne dédouane pas plus que ça n'est une solution, constructive. 17. Faites un effort, reconnaissez ! 18. On transmet à la haie. Elle aime bien, par nature, la langue de bois. 19. Quel sens de l'euphémisme ! 20. Personnalisation tendancieuse ! M. Vignaud ne figure en aucun point de la lettre ouverte qui n'est pas autrement signée que par : l'Arboretum du Chêne-Vert ; donc tous les membres du conseil d'administration de l'association en revendiquent le propos au même titre que monsieur Vignaud. 21. Ils ont le mérite de la clarté, de la franchise, de l'honnêteté, de l'intégrité et de la "bonne foi", qui induisent le respect. 22. Ce n'est pas le problème de l'Arboretum (à nouveau). D'un autre service de l'état ? 23. non non, le titre est bien " Lettre ouverte à toute personne concernée par le respect de l'Individu et du Milieu". Elle a été envoyée à la DDE, pour info, seulement, puisque la DDE avait rompu par son action l'accord conclu, montrant ainsi son refus ou son incapacité de respecter ses engagements. De plus il ne s'agit pas d'une attaque contre un service particulier, mais contre une attitude face aux éléments d'une situation. 24. Non ! M. DENIS rencontrera un représentant mandaté de l'Arboretum. Et pourquoi proposer une nouvelle rencontre pour reprendre une conversation terminée il y a six mois ? Quelle nouvelle crédibilité pourriez-vous quémander ? 24. Tellement touché, le conducteur de l'écharogneuse, qu'il s'est vanté au village de nous poser des problèmes : "il va en entendre parler, son dossier est monté à la préfecture". "Ben non, mec, si tu parles, c'est parce qu'il t'en est redescendu !" une fois passé ce point de détail, il reste intéressant de remarquer la haute notion de Service au Public de l'ouvrier de base fonctionnaire DDE. Formateurs et formateurs de formateurs ! Au secours ! 25. Le chantier est en cours. Et c'est vous qui l'avez commencé ; sans le signaler. 26. Faux : la clôture de tubes d'aluminium n'est pas plus dangereuse que n'importe pied de panneau ou nombres d'autres obstacles officiels. Faux : elle est bien installée sur le domaine privé si l'état estime que les plans cadastraux qu'il fait établir et réviser par ses services, seuls documents de tracé officiels à notre connaissance citoyenne, ont une quelconque valeur. Les "distances d'alignement", si par hasard elles ne correspondaient plus à l'accord passé, et si elles devaient entraîner une perte de propriété devraient encore au moins être prises en compte par les services du cadastre puis des impôts fonciers, autres services de l'état, afin que le citoyen contribuable ne subisse aucun préjudice. 27. Faux : ils sont sur une portion (environ 80m) de ligne presque parfaitement droite entre deux virages. Ils apportent une signalisation supplémentaire. Ils dissuadent le stationnement alors que votre intervention l'encourage dans un lieu qui faute d'aménagement a fait sa preuve de dangerosité. Ils dissuadent le dépassement par la droite (voir photo). Bien sûr, pour s'en rendre compte il faudrait voir sur place. Si cette signalisation devait disparaître, sans être compensée par une autre de performance aussi minimum, lors du prochain accident, plus grave sans doute, nous ne pourrions que regretter de ne pas avoir été entendu ainsi, lors d'une doléance de citoyen. Nous serions à même de supposer l'état protégeant d'abord ses employés ; si cette attitude est compréhensible dans une quelconque entreprise privé, elle abolit la notion même de service public. re : Continuez à désespérer l'électeur des Pouvoirs Publics ! l'Arboretum du Chêne-Vert
Mardi 3 septembre
L'entrevue subdivision Chabanais DDE messieurs Denis et Labrousse et l'Arboretum : Aucun document le point de vue de l'Arboretum : - "larmoiement" sur le malencontreux (au fait, au fait !) - ils étaient vexés que nous ayons mobilisé la presse (donc c'était bien ; ce que je savais depuis longtemps. La presse est un bon outil de "contre-pouvoir", et malheureusement souvent le seul . . .) - ils se sont fait engueuler, (. . . les "autorités" n'aiment en effet pas tellement se voir mise en cause publiquement ; c'est sans doute ça, la transparence démocratique . . .) j'aurais "dû aller les voir avant, on en aurait parlé, on aurait pu s'arranger" (sauf que j'y été allé avant avant, et on en avait parlé, on s'était s'arrangé) - il faut que j'enlève le ruban. - je leur ai offert l'apéro ; Donc ils ne sont responsables de rien et l'Arboretum est encore coupable par ailleurs Il faudra bien un jour que quelqu'un leur explique ce que ça veut dire "Service Public" Ce jour, le Directeur D.E. n'a toujours pas contacté l'Arboretum Il semble que l'adjoint du Maire de Chabanais, le maire étant absent ce jour-là, aussi Conseiller général du canton de Chabanais, ne sente pas concerné par ce qui se passe dans sa commune : pas de nouvelle "Je viens demain" nous avait-il dit au soir du 22 août
Samedi 7 septembre
Rencontre avec le Député à notre demande, afin de lui remettre le résultat de nos réflexions. Dimanche 8 septembre Le Président de l'ACV rencontre informellement le Maire 1e adjoint et Conseiller Général : "Les consignes n'ont pas été données" voir (9) : lequel ment ?
Lundi 15 septembre
De Henri de Richemont Sénateur de la Charente Vice-Président du Conseil Régional Maire d'Etagnac* à Bernard Louvel Collectif du Chêne-Vert Cher Monsieur, J'accuse réception de votre lettre du 23 août dernier ainsi que copie du courrier que vous avez envoyé à Monsieur le Directeur Départemental de l'Equipement de la Charente, J'ai pris bonne note de vos indications concernant la taille de la haie effectué par la D.D.E, qui se situe en bordure de la RN 141 et qui a occasionné la destruction des arbres, arbustes et plantes vivaces qui y poussaient. Je suis bien entendu à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches et je suis également à votre disposition pour un rendez-vous sur place si vous se souhaitez. Veuillez agréer, Cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs. Henri de Richemont *Etagnac dépend du canton de Chabanais
Mercredi 2 octobre
Rencontre avec la DIREN (Direction Régionale Environnement) "Je vais passer voir le directeur (DDE) de Chabanais. Je suis particulièrement très mécontent des agents de la DDE après le massacre occasionné chez vous d'autant plus que nous les formons et que dans ce secteur cela se passe plutôt bien et que les différents subdivisionnaires donnaient des ordres de ne pas tout abîmer etc. Bref je ne sais pas ce qu'il s'est passé . . . Cela mérite une dure sanction, (...) Voilà plus de 15 ans qu'on bosse sur ce thème ; c'est absolument grave (...) J'en ai mare mare de répéter les mêmes choses depuis 1979 et de voir les mêmes conneries. . . Mais je ne lâche pas prise pour autant." Enfin ! Ca fait plaisir de voir que tous les fonctionnaires ne le sont pas forcément. M'enfin, ça fait bizarre tous ces gens-à-nôtre-service qui sont pas d'accord. Qu'est-ce que ça doit être quand ils font la guerre en nôtre nom ?
Jeudi 3 octobre
Réflexion (au téléphone pour un autre propos) du Service de l'Environnement du Conseil Général : "c'était un accident" - peut-être ; mais il conduisait sans permis (il faudra un jour, penser à instituer un permis de toucher à la nature) et permis ou pas, qui paye les dégâts ? La victime ! ------------------------------ octobre Interpellation de Mr Jallageas, Maire de Chabanais par la présidente de l'Arboretum lors d'une rencontre fortuite ! gêné le mec, bredouille . . . ment
Lettre à M. Gilles de Robien, ministre concerné
Le 3 octobre 2002 Monsieur le Ministre, Le 22 août 2002, les services de la DDE de Chabanais (Charente), ont saccagé la haie de l'arboretum du Chêne-Vert lors d'une prétendue " taille d'entretien " le long de la RN 141, s'enfonçant sur environ 2,50 mètres à l'intérieur de la propriété privée dont la limite est elle-même située à environ 2 mètres du bord de la route ; non seulement des arbres et des arbustes ont été irrémédiablement abîmés, mais, en s'écartant autant du bord de la route, le conducteur de l'épareuse de la DDE a ainsi créé artificiellement un parking permettant le stationnement de véhicules à un endroit très dangereux. Les courriers ci-joints vous expliquent complètement cette affaire. La première lettre jointe émane de monsieur Jean-Louis Vignaud, créateur de l'arboretum du Chêne-Vert. La deuxième a été écrite à la DDE d'Angoulême par l'un des membres du Collectif du Chêne-Vert, un groupe d'amis de l'Arboretum, dont je fais moi-même partie. J'espère que cette affaire saura retenir votre attention et que vous prendrez les mesures nécessaires afin que les DDE ne se permettent plus de saccager les haies qui bordent les routes de notre pays, pratique qui n'a rien à voir avec l'élagage nécessaire à la sécurité routière. Je tiens également à porter à votre attention le fait que bien souvent - et ce fut le cas dans l'affaire qui nous occupe - ce travail est fait avec des outils complètement inadaptés, les gyrobroyeurs (ou épareuses à fléau) alors qu'il devrait être exécuté avec des machines à barre de coupe à lame alternative. Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, mes salutations respectueuses. Pascale RIU
Vendredi 11 octobre
Juste une remarque : les petits élus ne sont donc pas concernés*. La démocratie semble commencer à partir du Député. Comme on le verra plus bas, M. le ministre sait aussi la démocratie. Car il n'est pas envisageable que sa réponse ne soit qu'une formule de politesse. Et peut-on être démocrate sans être poli, poli sans être au moins démocrate ? Pas de réaction non plus de messieurs Le Président du Pays et Le Président de la Communauté de commune ; mais il n'y a pas que des élus à se mêler du bonheur des citoyens : "Charente Nature" continue a faire le mort vis à vis de l'arboretum ; c'est vrai qu'un arboretum ce n'est pas la nature comme on peut la concevoir derrière un bureau de la capitale du département. Le Comité Départemental du Tourisme (CDT), ainsi que L'office de Tourisme de Haute-Charente (OTHC), doivent sans doute être débordés par les touristes en Charente ; pourtant l'arboretum était jusqu'à ce jour membre actif bénévole au sein de l'OTHC. "était jusqu'à ce jour", naturellement.
la réponse du chef de cabinet du ministre, Jean-Pierre BUGEAU
Madame, Vous avez bien voulu appeler l'attention de M. Gilles de Robien, ministre de l'équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer, sur l'élagage de la haie en bordure de la nationale 141, effectué par la direction départementale de l'équipement de la Charente, le 22 août dernier. Votre courrier a retenu l'attention du ministre qui a demandé au directeur des routes de le faire étudier attentivement et de vous informer directement de la suite qui pourra lui être apportée. Je vous prie d'agréer . . . |
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